EPI aura
la responsabilité technique et commerciale du TP400-D6, le
turbopropulseur qui sera conjointement développé par
quatre partenaires motoristes Snecma Moteurs, Rolls Royce, MTU Aerto
Engines et ITP. Une première dans ce domaine pour cette société
de droit allemand née d’une coopération multinationale.
« Nous serons également responsables de tout le
processus de certification » précise Günter
Kappler « car le moteur pourra avoir une utilisation duale,
civile et militaire ». Il n’existe pas de certification
pour les moteurs militaires, mais le TP400-D6 sera certifiée
JAA, c’est à dire selon les règles de l’autorité
aéronautique européenne civile. Et si une demande
américaine se matérialise, EPI entrera dans les processus
de certification de la FAA, à partir des règles de
la JAA mais avec des adaptations spécifiques.
« Le lancement officiel pour ce long processus de certification
débutera le 19 juin, précise Günter Kappler.
Une équipe de la JAA sera associé au processus, vérifiant
en permanence le développement du moteur. »
Les premier essais au banc du TP400-D6 commenceront en août
2005 et les essais en vol en Octobre 2007 précéderont
de peu la certification selon Günter Kappler. Depuis le lancement
officiel du programme TP400 le 30 avril dernier, la durée
totale du développement ne devra pas excéder 55 mois.
« En attendant, notre tâche consiste à organiser
techniquement le travail des quatre partenaires et de vérifier
que chacun a effectué la tâche pour laquelle il a été
mandaté. »
Maintenant que le contrat est finalisé et le schéma
industriel intégré par toutes les équipes,
EPI entre dans la phase de réajustement des spécifications
avec une attention particulière sur la consommation et les
masses. Le moteur ayant également une vocation commerciale,
selon G.Kappler, les ingénieurs devront se conformer strictement
aux spécifications contractuelles. Les marges de sur-masses
sont
minimes. Au dessus de celles-ci, les pénalités tomberont.
« A chaque partenaire de tenir les spécifications
de sa part de travail. Avec 46 personnes, EPI agit comme un chef
d’orchestre : nous avons donné à chaque musicien
sa partition, nous ne leur apprenons pas le solfège. Nous
nous assurons qu’ils jouent sur la même mesure et que
le morceau est bien joué. » Et comme dans un orchestre,
la fausse note, pénalisera tous les musiciens : toute pénalité
éventuelle subie par EPI sera partagé équitablement
entre les quatre partenaires.
EPI supportera les TP400 pendant les deux prochaines décades
mais Günter Kappler considère que cette organisation
a une autre vocation : être le point convergent des quatre
partenaires pour tout autre projet aéronautique futur. Tout
dérivatif futur du TP400 sera en effet soumis à l’approbation
ou au refus de Snecma Moteurs, Rolls-Royce, MTU Aero Engines et
ITP.
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