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Dimanche 15 juin
EPI : chef d’orchestre
du TP400-D6
Après des mois d’attente, le moteur de l’A400M a enfin un nom: TP400-D6 d’Europrop International. Cette organisation a la tâche de gérer la réussite du projet pour le client Airbus Military Aircraft. Interview avec le directeur général d’EPI, Günter Kappler.
   
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EPI aura la responsabilité technique et commerciale du TP400-D6, le turbopropulseur qui sera conjointement développé par quatre partenaires motoristes Snecma Moteurs, Rolls Royce, MTU Aerto Engines et ITP. Une première dans ce domaine pour cette société de droit allemand née d’une coopération multinationale. « Nous serons également responsables de tout le processus de certification » précise Günter Kappler « car le moteur pourra avoir une utilisation duale, civile et militaire ». Il n’existe pas de certification pour les moteurs militaires, mais le TP400-D6 sera certifiée JAA, c’est à dire selon les règles de l’autorité aéronautique européenne civile. Et si une demande américaine se matérialise, EPI entrera dans les processus de certification de la FAA, à partir des règles de la JAA mais avec des adaptations spécifiques.
« Le lancement officiel pour ce long processus de certification débutera le 19 juin, précise Günter Kappler. Une équipe de la JAA sera associé au processus, vérifiant en permanence le développement du moteur. »
Les premier essais au banc du TP400-D6 commenceront en août 2005 et les essais en vol en Octobre 2007 précéderont de peu la certification selon Günter Kappler. Depuis le lancement officiel du programme TP400 le 30 avril dernier, la durée totale du développement ne devra pas excéder 55 mois.

« En attendant, notre tâche consiste à organiser techniquement le travail des quatre partenaires et de vérifier que chacun a effectué la tâche pour laquelle il a été
mandaté.
»
Maintenant que le contrat est finalisé et le schéma industriel intégré par toutes les équipes, EPI entre dans la phase de réajustement des spécifications avec une attention particulière sur la consommation et les masses. Le moteur ayant également une vocation commerciale, selon G.Kappler, les ingénieurs devront se conformer strictement aux spécifications contractuelles. Les marges de sur-masses sont
minimes. Au dessus de celles-ci, les pénalités tomberont.

« A chaque partenaire de tenir les spécifications de sa part de travail. Avec 46 personnes, EPI agit comme un chef d’orchestre : nous avons donné à chaque musicien sa partition, nous ne leur apprenons pas le solfège. Nous nous assurons qu’ils jouent sur la même mesure et que le morceau est bien joué. » Et comme dans un orchestre, la fausse note, pénalisera tous les musiciens : toute pénalité éventuelle subie par EPI sera partagé équitablement entre les quatre partenaires.

EPI supportera les TP400 pendant les deux prochaines décades mais Günter Kappler considère que cette organisation a une autre vocation : être le point convergent des quatre partenaires pour tout autre projet aéronautique futur. Tout dérivatif futur du TP400 sera en effet soumis à l’approbation ou au refus de Snecma Moteurs, Rolls-Royce, MTU Aero Engines et ITP.

 

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