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Depuis 1975 : Snecma au coeur des marchés civils, militaires et spatiaux  
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Ariane : un leader mondial est né

Le premier vol d'Ariane 1. Le 24 décembre 1979, Ariane 1 s'arrache du sol guyanais pour son vol inaugural. Ce lanceur est entièrement motorisé par la Société Européenne de Propulsion (SEP) : quatre moteurs Viking V au premier étage, un Viking IV au deuxième étage et un HM7A au troisième étage. Ce premier lancement couronné de succès et marquera le début de l'indépendance spatiale européenne.

 

 

Ariane 4 décolle pour son premier vol en 1988. Ariane 2, puis Ariane 3 (1984) et Ariane 4 (1988)... au fil de la série les performances s'accroissent et les tirs se succèdent. Entre temps, Snecma, déjà majoritaire dans le capital, prend le contrôle de la SEP en 1984. Après des études préliminaires démarrées cette année là, la SEP lance en 1988 le développement d'un gros moteur cryotechnique destiné à l'étage principal du futur lanceur lourd européen. En 1991, ce moteur de 115 tonnes de poussée, baptisé Vulcain, effectue au banc son premier essai de 600 secondes avec succès.

Ariane 502 au décollage. Le 4 juin 1996, le nouveau lanceur Ariane 5 décolle pour la première fois, grâce à son moteur Vulcain et à ses deux moteurs à propergol solide de 600 tonnes de poussée réalisés en coopération par la SEP et FiatAvio. Il explose en vol, en raison d'un problème de logiciel de pilotage. La 30 octobre 1997, le second Ariane 5, appelé 502, réussit son baptême de l'espace et ouvre la voie vers l'utilisation commerciale du lanceur. Le lendemain, 31 octobre, la SEP rachetée à 100 % par Snecma en devient la division moteurs fusées. En 1999, au moment où le 1 000e moteur Viking pour Ariane 4 est livré, Snecma démarre le développement du moteur d'étage supérieur de la future Ariane 5 Evolution, le Vinci®.

Vol après vol, les moteurs du Groupe ont permis à Ariane de prendre une place prépondérante sur le marché des lancements de satellites géostationnaires. Ils font de Snecma le leader européen de la propulsion par moteur fusées, et l'un des tous premiers mondiaux.

La croissance des équipements et des services

Train d'atterrissage d'un A310, fabriqué par Messier Hispano BugattiSnecma regroupe toutes ses activités d'atterrisseurs, dès 1977, au sein d'une nouvelle société : Messier-Hispano-Bugatti. Cette dernière va fédérer autour d'elle plusieurs sociétés d'atterrisseurs françaises, puis, en 1990, elle change son nom en Messier-Bugatti, afin d'éviter la confusion, fréquente, avec Hispano-Suiza. Elle va bientôt créer sa filiale de réparation, Messier Services. Entre-temps, Snecma a regroupé ses activités de réparation et d'après vente de moteurs civils et militaires, dont la Sochata, au sein de Snecma Services.

 

 

FN MoteursLe Groupe s'étend en Europe : en 1991, Snecma prend le contrôle de FN Moteurs, société belge spécialisée dans les pièces et sous-ensembles de moteurs et la réparation. Elle est rebaptisée, en 1992, Techspace Aero. En 1994, un accord est signé avec TI Group, dans le but de rapprocher dans une filiale commune les activités de trains d'atterrissage de Messier-Bugatti (groupe Snecma) et de Dowty Aerospace (TI Group). La nouvelle entité s'appelle Messier-Dowty. Snecma en prend le contrôle à 100 % quatre ans plus tard, en 1998.

Opération de montage de câblages chez Labinal En 2000, le rachat de Labinal apporte au Groupe Snecma une nouvelle compétence, les systèmes de câblages aéronautiques. Puis, cette même année, le Groupe prend le contrôle de Hurel-Dubois. Snecma avait créé, en 1997, Hispano-Suiza Aerostructures, issu d'Hispano-Suiza, spécialisé dans le même domaine : les nacelles et inverseurs de poussées. Cette acquisition permet d'engager une consolidation des activités françaises. Dès 2001, les deux entités sont regroupées dans une nouvelle société, Hurel-Hispano, qui s'affirme comme un leader mondial sur son marché.

Turbomeca se développe avec Eurocopter

L'AS332 Super Puma, motorisé par deux Makila. Turbomeca connaît, de son côté, un fort développement qui accompagne celui d'Eurocopter, dont il motorise toute la gamme. Il développe le Makila pour l'hélicoptère Super Puma. Celui-ci effectue son premier vol en 1978. En 1981, commencent les premiers essais du TM333, qui vole en 1982 sur Dauphin, puis en 1984 sur le nouveau Panther. L'année suivante, le RTM322 démarre ses essais et motorise le Sykorsky S 70C pour son premier vol en 1986.

Les premiers essais du MTR390 sur le Tigre. En 1987, Labinal et Turbomeca se rapprochent par des prises de participation croisées. Deux ans plus tard, Labinal prend le contrôle de Turbomeca et le MTR390, futur moteur du Tigre commence ses essais. En 1991, l'Arrius, un nouveau turbomoteur, décolle avec l'hélicoptère BO108 de MBB. Le TM333 motorise l'ALH indien, appelé Dhruv, dont c'est le premier vol en 1992. Le RTM322 est choisi pour l'EH101 Merlin dont les premiers essais débutent en 1983. Deux ans plus tard, ce même moteur vole sur le prototype du NH90, l'hélicoptère de transport militaire européen. Entre-temps, en 1994, Turbomeca prend le contrôle de Microturbo, société spécialisée dans les turbines de petite et moyenne puissance. Turbomeca et Microturbo rejoignent le groupe Snecma en 2000 avec Labinal.

La consolidation des métiers et de l'organisation

Le siège social du groupe Snecma. Le 3 janvier 2000, Snecma se restructure, réorganise ses activités en deux branches complémentaires - propulsion et équipements - et devient une holding. Elle filialise ses activités de conception, production et commercialisation de moteurs aéronautiques et spatiaux : Snecma Moteurs est créé.

Quelques mois plus tard, en mai, l'acquisition du groupe Labinal, déjà évoquée, renforce les deux branches de Snecma. Les moteurs de Turbomeca et de Microturbo rejoignent la branche Propulsion. Snecma entre ainsi dans le monde de la motorisation des hélicoptères, en complétant sa large gamme de systèmes de propulsion. De leur côté, les activités de Labinal, puis d'Hurel-Dubois complètent l'offre du Groupe en matière d'équipements.

Des 50 ch du Gnome Omega de 1907 aux 650 tonnes de poussée des boosters d'Ariane 5, du petit atelier de Louis Seguin, employant une quarantaine de personnes, à un groupe international de 38 500 personnes, avec des implantations industrielles dans 16 pays, une centaine d'années s'est écoulée. Nous avons fait notre part de " l'Histoire ", mais il en reste beaucoup à écrire…

 
   

 




 
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