Ariane 2, puis Ariane 3 (1984) et Ariane 4 (1988)...
au fil de la série les performances s'accroissent et
les tirs se succèdent. Entre temps, Snecma, déjà
majoritaire dans le capital, prend le contrôle de la
SEP en 1984. Après des études préliminaires
démarrées cette année là, la SEP
lance en 1988 le développement d'un gros moteur cryotechnique
destiné à l'étage principal du futur
lanceur lourd européen. En 1991, ce moteur de 115 tonnes
de poussée, baptisé Vulcain, effectue
au banc son premier essai de 600 secondes avec succès.
Le 4 juin 1996, le nouveau lanceur Ariane 5 décolle
pour la première fois, grâce à son moteur
Vulcain et à ses deux moteurs à propergol solide
de 600 tonnes de poussée réalisés en
coopération par la SEP et FiatAvio. Il explose en vol,
en raison d'un problème de logiciel de pilotage. La
30 octobre 1997, le second Ariane 5, appelé 502, réussit
son baptême de l'espace et ouvre la voie vers l'utilisation
commerciale du lanceur. Le lendemain, 31 octobre, la SEP rachetée
à 100 % par Snecma en devient la division moteurs fusées.
En 1999, au moment où le 1 000e moteur Viking pour
Ariane 4 est livré, Snecma démarre le développement
du moteur d'étage supérieur de la future Ariane
5 Evolution, le Vinci®.
Vol après vol, les moteurs du Groupe ont permis
à Ariane de prendre une place prépondérante
sur le marché des lancements de satellites géostationnaires.
Ils font de Snecma le leader européen de la propulsion
par moteur fusées, et l'un des tous premiers mondiaux.
La croissance des équipements et des services
Snecma
regroupe toutes ses activités d'atterrisseurs, dès
1977, au sein d'une nouvelle société : Messier-Hispano-Bugatti.
Cette dernière va fédérer autour d'elle
plusieurs sociétés d'atterrisseurs françaises,
puis, en 1990, elle change son nom en Messier-Bugatti,
afin d'éviter la confusion, fréquente, avec
Hispano-Suiza. Elle va bientôt créer sa filiale
de réparation, Messier Services. Entre-temps,
Snecma a regroupé ses activités de réparation
et d'après vente de moteurs civils et militaires, dont
la Sochata, au sein de Snecma Services.
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Le
Groupe s'étend en Europe : en 1991, Snecma prend le
contrôle de FN Moteurs, société belge
spécialisée dans les pièces et sous-ensembles
de moteurs et la réparation. Elle est rebaptisée,
en 1992, Techspace Aero. En 1994, un accord est signé
avec TI Group, dans le but de rapprocher dans une filiale
commune les activités de trains d'atterrissage de Messier-Bugatti
(groupe Snecma) et de Dowty Aerospace (TI Group). La nouvelle
entité s'appelle Messier-Dowty. Snecma en prend
le contrôle à 100 % quatre ans plus tard, en
1998.
En 2000, le rachat de Labinal apporte au Groupe
Snecma une nouvelle compétence, les systèmes
de câblages aéronautiques. Puis, cette même
année, le Groupe prend le contrôle de Hurel-Dubois.
Snecma avait créé, en 1997, Hispano-Suiza Aerostructures,
issu d'Hispano-Suiza, spécialisé dans le même
domaine : les nacelles et inverseurs de poussées. Cette
acquisition permet d'engager une consolidation des activités
françaises. Dès 2001, les deux entités
sont regroupées dans une nouvelle société,
Hurel-Hispano, qui s'affirme comme un leader mondial
sur son marché.
Turbomeca se développe avec Eurocopter
Turbomeca connaît, de son côté,
un fort développement qui accompagne celui d'Eurocopter,
dont il motorise toute la gamme. Il développe le Makila
pour l'hélicoptère Super Puma. Celui-ci effectue
son premier vol en 1978. En 1981, commencent les premiers
essais du TM333, qui vole en 1982 sur Dauphin, puis
en 1984 sur le nouveau Panther. L'année suivante, le
RTM322 démarre ses essais et motorise le Sykorsky
S 70C pour son premier vol en 1986.
En 1987, Labinal et Turbomeca se rapprochent par des
prises de participation croisées. Deux ans plus tard,
Labinal prend le contrôle de Turbomeca et le MTR390,
futur moteur du Tigre commence ses essais. En 1991, l'Arrius,
un nouveau turbomoteur, décolle avec l'hélicoptère
BO108 de MBB. Le TM333 motorise l'ALH indien, appelé
Dhruv, dont c'est le premier vol en 1992. Le RTM322 est choisi
pour l'EH101 Merlin dont les premiers essais débutent
en 1983. Deux ans plus tard, ce même moteur vole sur
le prototype du NH90, l'hélicoptère de transport
militaire européen. Entre-temps, en 1994, Turbomeca
prend le contrôle de Microturbo, société
spécialisée dans les turbines de petite et moyenne
puissance. Turbomeca et Microturbo rejoignent le groupe Snecma
en 2000 avec Labinal.
La consolidation des métiers et de l'organisation
Le 3 janvier 2000, Snecma se restructure, réorganise
ses activités en deux branches complémentaires
- propulsion et équipements - et devient une holding.
Elle filialise ses activités de conception, production
et commercialisation de moteurs aéronautiques et spatiaux
: Snecma Moteurs est créé.
Quelques mois plus tard, en mai, l'acquisition du
groupe Labinal, déjà évoquée,
renforce les deux branches de Snecma. Les moteurs de Turbomeca
et de Microturbo rejoignent la branche Propulsion. Snecma
entre ainsi dans le monde de la motorisation des hélicoptères,
en complétant sa large gamme de systèmes de
propulsion. De leur côté, les activités
de Labinal, puis d'Hurel-Dubois complètent l'offre
du Groupe en matière d'équipements.
Des 50 ch du Gnome Omega de 1907 aux 650 tonnes de
poussée des boosters d'Ariane 5, du petit atelier de
Louis Seguin, employant une quarantaine de personnes, à
un groupe international de 38 500 personnes, avec des implantations
industrielles dans 16 pays, une centaine d'années s'est
écoulée. Nous avons fait notre part de "
l'Histoire ", mais il en reste beaucoup à écrire
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