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Depuis 1975 : Snecma au coeur des marchés civils, militaires et spatiaux  
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Le dernier quart du 20ème siècle verra, pour Snecma, la concrétisation des promesses du début des années 70 : succès mondial du CFM56 dans l'aéronautique civile, réussite des moteurs militaires M53 et M88, première place prise par les lanceurs Ariane sur le marché très concurrentiel des lancements de satellites. Ces 25 années auront été également celles de la transformation profonde du groupe Snecma avec, notamment, la montée en puissance des activités d'équipements, la croissance externe et l'internationalisation.

Le CFM56, best seller mondial des moteurs

Les premiers essais en vol du CFM56 sur un Boeing 707. Les essais en vol des premiers CFM56 commencent en 1977. Ils se déroulent sans difficulté : les essais chez Boeing ont lieu dès 1979, sur un B707. Cette même année, la compagnie américaine United Airlines décide de remotoriser 30 de ses McDonnell Douglas DC-8 avec des CFM56-2. A partir de ce premier succès commercial, les réussites s'enchaînent et, dès 1980, le CFM56 est sélectionné pour remotoriser les ravitailleurs KC-135 et C135-FR des forces aériennes américaine et française. En 1981, Boeing lance le programme de motorisation du futur B737-300 avec des CFM56-3. L'entrée en service des premiers moteurs CFM56 a lieu le 24 avril 1982, sur un DC-8 de Delta Airlines.

La cérémonie de livraison du 10 000e moteur CFM56.Au fil des années, le CFM56 gagne ses lettres de noblesse sous tous les cieux du monde, devenant le moteur civil le plus vendu au monde. En 1989, 880 CFM56 sont produits. Dix ans plus tard, en juin 1999, alors que le 10000e exemplaire est livré, les CFM56 motorisent plus de la moitié des avions de plus de cent places qui sortent des usines Airbus et Boeing.

Moteurs exclusifs de toute la gamme des Boeing 737, équipant l'ensemble de la famille Airbus A320 et les A340-200/-300, les CFM56 sont maintenant en service sur plus de 5 000 avions chez plus de 380 compagnies aériennes dans le monde. A mi 2002, le nombre total de moteurs en exploitation atteint 12 700. Plus grand succès commercial et technologique des moteurs civils du 20ème siècle, le CFM56 continue de propulser les avions au 21ème siècle.

La coopération dans les gros moteurs civils

La coopération avec General Electric ne s'arrête pas au CFM56 : elle se développe en parallèle dans le domaine des moteurs à forte poussée. Dès 1969, les premières bases de la participation de Snecma au développement du CF6 sont établies, d'abord sur le CF6-50, puis sur le CF6-80C, le turboréacteur civil le plus puissant de son époque. Ce dernier, destiné aux Airbus A300 et A310 et aux Boeing 747 et 767, est officiellement lancé en production en 1983.

La maquette du moteur GE90, au début du programme.Les deux partenaires vont aller encore plus loin avec le GE90, le plus puissant et le plus gros moteur civil jamais construit. En janvier 1990, Snecma annonce sa participation à hauteur de 25 % dans ce programme. Le premier essai en vol a lieu en décembre 1993, après que le GE90 ait battu le record du monde de poussée, en avril de la même année, avec 105 400 livres. Il le bat encore en 1994, avec 110 300 livres, et entre en service l'année suivante sur Boeing 777. En 2001, le GE90-115, plus puissant, établit un nouveau record mondial à plus de 120 000 livres.

Des Mirage aux Rafale

Le prototype du Mirage 2000. Le prototype du Mirage 2000 décolle pour la première fois en mars 1978 d'Istres, en Provence, propulsé par le moteur Snecma M53-2, dont c'est aussi le premier vol. Snecma prépare cependant l'avenir et lance, dès 1980, un programme de démonstration de turboréacteur militaire de nouvelle génération : le M88. De même, en 1982, au moment où le 1000e Larzac 04C-6 est produit, les partenaires signent un accord de coopération pour la production en série d'une nouvelle version, le 04C-20. Le M53 évolue aussi : M53-2, puis -5, puis -P2, essayé pour la première fois en vol en 1983. La famille Atar n'en poursuit pas moins sa carrière et, en 1986, Snecma fête la production du 5 000e moteur.

Le démonstrateur Rafale A motorisé par deux Snecma M88-2. En février1990, le M88-2 effectue son premier essai en vol sur le démonstrateur Rafale A de Dassault Aviation et montre un comportement parfait au cours de la campagne d'essais. Lors du premier vol, la vitesse de Mach 2 a été atteinte à 15 000 mètres d'altitude sans utiliser la réchauffe. Le temps d'accélération au décollage, du ralenti à la pleine post-combustion ne dépasse pas 3 secondes. Dès novembre, les 12 moteurs M88-2 de pré-série cumulent 1250 heures de fonctionnement.

Moteurs M88-2 sur le prototype Rafale C01. Le M53 équipe toute la famille du Mirage 2000 et prouve ses performances et sa fiabilité. Lors de la guerre du Golfe, en janvier et février 1991, les Mirage français ont effectué 1 416 heures de vol sans aucune immobilisation de moteur. En avril de la même année, le prototype du Mirage 2000-5 effectue son premier vol, au cours duquel il atteint Mach 1,5. Un mois plus tard, le prototype Rafale C01 atteint dès son premier vol la vitesse de croisière supersonique sans utiliser la réchauffe de ses deux moteurs Snecma M88-2. En 2001, le Rafale entre en service opérationnel dans l'aéronautique navale française, à bord du porte-avions Charles de Gaulle.

 
   

 




 
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