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1960-1975 : Nouveaux moteurs, nouvelles coopérations  
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Parallèlement au développement de la famille Atar, Snecma diversifie ses produits et ouvre l'ère des grandes coopérations internationales dédiées au marché civil en pleine expansion. La première grande coopération sera celle d'un défi technologique sans équivalent dans les années 1960 : étendre la vitesse supersonique à l'aviation civile. La deuxième donnera naissance à un succès commercial sans précédent : le CFM56, " best seller " des moteurs aéronautiques pour avions commerciaux. La troisième aboutira au lanceur européen Ariane.

Les nouveaux développements militaires

Le prototype du Mirage F1B, motorisé par Snecma Atar 9K50En 1960, le Super-Mystère B2 est le fer de lance des forces aériennes françaises, équipé en série d'un réacteur entièrement français : l'Atar 101 G. Snecma ne cesse d’étudier de nouvelles versions plus performantes : de l’Atar 9 B du Mirage IIIC (1957) au 9 K 50 du Mirage F1 (1970), une décennie de développement suffit à cette nouvelle génération de moteurs pour marquer l’aviation militaire durant plus de 30 ans. Au début du 21ème siècle, de nombreux Mirage équipés d’Atar sont encore en service, poursuivant leur épopée commune.

Le Dassault-Dornier AlphaJet n°01 au décollage, motorisé par 2 Snecma LarzacEn 1965, Snecma s'associe avec Turbomeca pour développer le M49, turboréacteur destiné à l'origine au marché naissant de l'aviation d'affaires. Simple, robuste et bon marché, rebaptisé Larzac, il effectue ses premiers essais au banc en 1969 délivrant plus d'une tonne de poussée. Constamment optimisé, le Larzac entre en production de série en 1977, pour équiper l'avion d'entraînement Alpha-Jet.

Snecma continuera parallèlement le développement de turboréacteurs d'avions de combat. Parmi eux, le M53, qui effectue sa première rotation au banc le 26 février 1970, est d’abord destiné au projet d'avion de combat à géométrie variable Mirage G8. Il motorisera toute la famille des Mirage 2000.

Le défi Concorde

Le supersonique franco-anglais ConcordeAu début des années 60, la Caravelle est le seul avion à réaction civil français. Les vitesses supersoniques sont le domaine exclusif des militaires. Les européens voient dans le fort développement du transport aérien une opportunité pour le supersonique civil : c’est le projet Concorde.

 

 

Moteur Olympus 593 lors des premiers essais au banc, chez Snecma à Villaroche (1965)Snecma et Bristol-Siddeley (ultérieurement absorbé par Rolls-Royce) concluent en 1961 un accord pour le développement de son futur moteur de 17,2 tonnes de poussée, l'Olympus 593. Snecma est en charge de l'étude et de la fabrication des tuyères, du système de post-combustion et de l'inversion de poussée. Le premier vol du quadriréacteur aura lieu le 2 mars 1969. En octobre, il franchit le mur du son et atteint Mach 2 dès novembre 1970. L'Olympus 593 sera le premier turboréacteur civil au monde utilisé de façon continue à une vitesse supérieure à Mach 2. Plus de 20 ans après, il demeure encore le seul.

CFM56 : du pari au succès mondial

La maquette du projet Snecma M56 de turboréacteur civilEn 1968, Snecma établit un avant-projet de turboréacteur civil de 10 tonnes de poussée, le M56, destiné au Dassault Mercure. Il a pour objectif de prendre pied sur le marché occupé par les JT3 et JT8D de Pratt & Whitney, bruyants et qui consomment beaucoup. L'extraordinaire croissance de l'aviation civile ne se dément pas et une nouvelle génération d'appareils est en gestation.

Essai au banc chez Snecma du 2e CFM56 de démonstration (1974)En 1970, les États-Unis produisent alors plus des trois quarts des avions commerciaux à réaction de la planète, et leur marché intérieur représente la moitié de la flotte aérienne mondiale : le succès d'un nouveau moteur passe par le marché américain. En septembre 1971, Snecma et General Electric signent un accord en vue de produire un turboréacteur civil de 10 tonnes de poussée. Le CFM56 est né : CF pour le « Commercial Fan » (moteur civil) de General Electric et M56 pour le 56e projet Snecma.

Les présidents qui ont fait le CFM56 : René Ravaud et Gerhard NeumannTrois ans plus tard, les partenaires créent CFM International, une joint-venture 50/50 pour commercialiser leur moteur commun, né grâce à la ténacité des présidents des deux entreprises, René Ravaud pour Snecma et Gerhard Neumann pour General Electric, et malgré les réticences des gouvernements. Le premier essai en vol aura lieu le 16 février 1977 avec un McDonnell Douglas YC 15 équipé de CFM56-2.

 
   

 




 
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