Snecma.com - Le Webmag English - Infos pratiques - Contact  
 
Accueil > Histoires > Histoire du Groupe  


   
 
   
1914-1939 : Puissance et prestige de l'aéronautique française  
[ Première partie ] - [ Seconde Partie ]  
   

Les années 30 : plus loin, plus haut, plus vite

Bloch 200 d'Air France (1938)Dans les années trente, l'aéronautique connaît une importante expansion. Les routes aériennes sont mieux connues et les débuts de l'aviation commerciale nécessitent des moteurs de plus en plus puissants. De nouvelles routes sont ouvertes : traversée de l'Atlantique Nord et Sud, du Pacifique, de l'Afrique. Lindbergh, Costes, Mermoz et bien d'autres écrivent leur nom sur les chroniques relatant les grands raids.

Dans un article paru dans le journal "Le Petit Parisien" en date du 5 octobre 1927, le général Mitchell (père de l'aviation militaire américaine) déclare : " J'estime qu'en matière de technicité, l'aviation française vient nettement en tête des aviations du monde. Vos moteurs sont les premiers, vos cellules aussi. Quant à vos pilotes, ils n'ont point leur pareils pour l'intelligence, le cran, la valeur professionnelle. Je les connais bien. Ils m'émerveillent toujours."

Les hommes politiques restructurent le paysage aéronautique français en 1933 en regroupant toutes les compagnies exploitantes privées en une seule compagnie nationale : Air France est née.

Moteur Gnome et Rhône 14KLes motoriste, de leur côté, s'associent naturellement aux prouesses des aviateurs en cherchant à développer le moteur qui passera le cap des 500 ch. Cette course à la puissance donnera naissance en 1929 chez Gnome et Rhône, à un nouveau moteur, premier-né de la série des " K ".

 

 

Moteur Hispano-Suiza 12Y De son côté, Hispano-Suiza développe la série des 12 cylindres en V à refroidissement liquide… d'une puissance supérieure à 600 ch. C'est avec ce moteur que Costes et Lebris effectuent la première traversée directe de l'Atlantique Sud, en 1927, sur Bréguet-Hispano. Avec ce même moteur , en 1929, Assolant, Lefèvre et Lotti rendent la politesse à Charles Lindbergh en traversant l'Atlantique de l'Europe vers l'Amérique, à bord d'un avion Bernard baptisé "Oiseau-Canari". Puis, les 12 et 13 mai 1930, Mermoz, Dabry et Gimie relient Saint-Louis (Sénégal) à Natal (Brésil), soit 3 400 km en 21 heures sur leur Latécoère 28.

Aux records de distance des hommes, Maryse Hilsz répond avec le record féminin d'altitude. Elle décolle, le 22 juin 1936, de Villacoublay et grimpe à 14 310 mètres en 36 minutes. Son biplan Potez 506 est équipé du moteur 14 Krsd de 770 ch, hélice tripale Gnome et Rhône, train d'atterrissage de la société Messier, fondée par Georges Messier en 1933.

La course à la puissance : moteurs K, M, R

La production des moteurs Gnome et Rhône 14M à KellermannConstruite à l'usine Kellermann à Paris, la famille de moteurs en étoile fixe " K " se caractérise par une diminution de l'encombrement et l'augmentation des surfaces de refroidissement. De 1931 à 1933, les " K " ne cesseront de monter en puissance atteignant 1 100 CV avec le 14 K " Mistral Major " pour 578 kg. Plus de 70 types d'avions civils et militaires seront équipés de moteurs K partout dans le monde.

La course à la puissance continue avec le lancement de moteurs de 14 cylindres en double étoile fixe. En 1936 le 14 N de 1 135 ch prend le relais en équipant une cinquantaine de types d'avions comme Amiot, Bréguet, Dewoitine. Il motorisera aussi les bimoteurs Marcel Bloch 220/221 (futurs avions Dassault) qu'Edouard Daladier utilisera pour ses voyages historiques à Londres et à Munich quelques années plus tard.

Moteur Gnome et Rhône 14 MEn 1937, la plupart des industries d'armement sont nationalisées. Gnome et Rhône n'en fera pas partie mais l'Etat prend une participation de principe. La même année sort des ateliers le 14 M (720 ch pour 420 kg). Ce moteur sera construit sous licence en URSS, à l'usine Molotov de 1939 à 1943, sous le nom précurseur de M88, qui désigne aujourd'hui les turboréacteurs Snecma du Rafale.

En 1938, l'année de la création de Turbomeca par Joseph Szydlowski, Gnome et Rhône participe activement au réarmement aérien français et absorbe la Société des avions Voisin. Les moteurs sont de plus en plus puissants : Gnome et Rhône et Hispano-Suiza produisent alors en série des moteurs dépassant 1 000 ch. A la veille de la guerre, un " monstre " sortira des usines Gnome et Rhône : le 14 R de 1 300 ch pour un poids de 820 kg.

Dynamisme technologique et commercial grâce à la vente de licences à l'étranger : la construction aéronautique française est prospère à la veille du deuxième conflit mondial.

 
   

 




 
© 2003 Snecma | Tous droits réservés | Informations légales

  Agrandir le dessin
Communiqués
Articles
Interviews
Brèves
Photos
Dessins
    Le salon est terminé.
Tous les rendez-vous
Snecma au Bourget
Dossier de Presse
Vidéos
Un siècle de Snecma
Histoire du Groupe
Flash back
Anticipation