Après
un cours vol entre Roissy-Charles de Gaulle et l’aéroport
du Bourget, l’avion appartenant à la compagnie Air
France a été remis officiellement au Musée
de l’Air et de l’Espace. Il y rejoindra le premier prototype
« Concorde 001 », qui avait effectué son premier
vol, le 2 mars 1969, piloté par André Turcat. L’appareil
d’Air France, immatriculé F-BTSD, est l’un des
quatre Concorde donnés par la compagnie aux grands musées
aéronautiques dans le monde. Jusqu’au 31 mai dernier,
date de l’arrêt de leur exploitation commerciale, cinq
appareils constituaient la flotte de supersoniques Air France.
Entrés en service commercial régulier en janvier
1976, les Concorde de British Airways et Air France sont nés
de la collaboration de quatre groupes industriels français
et britanniques : Sud-Aviation (devenue l’Aérospatiale),
British Aircraft Corporation (British Aerospace), Bristol Siddley
(Rolls-Royce) et Snecma. Ces deux dernières sociétés
sont à l’origine du moteur Olympus 593 d’une
poussée de 38 050 lb (170 kN), permettant au quadriréacteur
de transporter une centaine de passagers à une vitesse de
croisière supérieure à Mach 2 (2200 km/h),
entre 15 000 et 18 000 mètres d’altitude. D’autres
sociétés appartenant aujourd’hui au groupe Snecma
ont aussi réalisé plusieurs équipements du
Concorde, notamment le câblage ou les trains d’atterrissage.
Le Concorde F-BTSD qui s’est posé au Bourget détient
le record du tour du monde le plus rapide effectué par un
avion commercial, en 31 heures et 27 minutes. Cette performance
a été réalisée les 15 et 16 août
1995, dans le sens Ouest-Est (New York/JFK – Toulouse –Dubai
– Bangkok – Guam – Honolulu – Acapulco –
New York/JFK).
British Airways, qui possède une flotte de sept Concorde,
compte les exploiter encore jusqu’à la fin du mois
d’octobre 2003. La compagnie envisage aussi d’en faire
don à différents musées.
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